19 septembre 2015

TECHNOPARADE : SEOUL BAM !

Musique
seoulsite.jpg
Techno Parade : La scène électronique underground de Séoul pour la 1ère fois en France

Si la k-pop connaît un succès indéniable en France, à l’instar de Psy et de son “gangnam style”, l’invitation de trois artistes venus de la scène électronique de Séoul donnera à voir au public français un autre visage de la musique coréenne. Les festivités se poursuivront avec une soirée au Grand Rivage à partir de 21h00.

Plateau inédit de djs coréens : Soolee, MushXXX et Grace Kim.

 

Techno Parade 2015

 Départ Port-Royal => Arrivée Place de la Réublique

 13h00 - 18h00

***
Grand Rivage 
34 quai d’Austerlitz
75013 Paris    

 

21h30 / 23h00 : Grace Kim (deep-house)
23h00 / 00h30 : MushXXX (house, nu-disco)
00h30 / 2h00 : Soolee (techno)

 

 

D'autre part, la seconde édition, la Paris Electronic Week proposera le 24 septembre un focus sur l’Asie avec une table ronde  de professionnels de la musique électronique en provenance de la Corée du Sud, la Chine et Singapour.

Soolee, dj, producteur coréen, instructeur certifié ABLETON, assurera également un workshop, suivi d’une performance sur la Concrete.

Les festivités se poursuivront le 25 septembre à la grande halle du Carreau du Temple à Paris et le 26 septembre à Lille pour l’inauguration de Lille 3000, en présence exclusive du détonant groupe live Idiotape !

Cette mise en avant de la scène électronique coréenne en France en 2015, constituera une base solide dans la construction de la réciprocité des échanges culturels franco-coréens dans le champ des musiques électroniques.

 

La musique électronique en Corée

Oppa Gangnam Style ! … Cette célèbre ritournelle entêtante, entendue et vue plus de 2 milliards de fois sur Youtube, a permis à la Korean pop (K-pop) de continuer son expansion au-delà du continent asiatique inondé par ce courant musical qui tire ses origines du hip-hop et de la dance music. Réduire la scène musicale actuelle coréenne à la K-pop, consisterait à ne pas considérer la richesse et la diversité d’une scène plus authentique, libérée des diktats d’une société coréenne ultra-normée, regorgeant de talents originaux méritant indéniablement de se faire entendre.

A compter de 2008, en Corée du Sud, et principalement à Séoul, mégalopole de plus de 20 millions d’habitants, la scène musicale dite électronique a commencé à devenir moins confidentielle pour toucher un public plus large grâce à l’ouverture d’une multitude de clubs à forte capacité d’accueil dans les quartiers aisés du Sud de la ville, Gangnam et Cheongdam, et à la création de festivals dédiés aux musiques électroniques. Séoul a alors commencé à accueillir de plus en plus de djs de renommée internationale, et à devenir une étape incontournable où il fallait jouer en Asie au même titre que Tokyo. D’année en année, le nombre de clubs et de festivals a continué à s’accroître. En parallèle, de plus en plus de djs coréens sont apparus, constituant au fur et à mesure une véritable scène électronique aux multiples facettes.

Un bémol vient cependant noircir ce tableau. L’EDM (Electronic Dance Music), terme utilisé par l’industrie musicale américaine qui désigne principalement la dance ou la musique électronique produite à des fins purement commerciales, est actuellement le courant musical diffusé dans la majorité des gros clubs de la ville. De club en club, c’est la même musique que l’on entend, le top DJ MAG à répétition, réduisant les possibilités pour certains djs coréens et étrangers de se produire à Séoul, et mettant en péril la diversité artistique de la scène locale. Ainsi, depuis 2010, de nouveaux clubs avec une jauge plus réduite, tentent de proposer au public coréen des alternatives à l’hégémonie de l’EDM diffusée dans les gros clubs, et ainsi poursuivre le développement d’une scène locale plus éclectique.